Une journaliste Marocaine en France lance un appel aux autorités après avoir reçu des menaces liées au rapatriement du corps d’un migrant Marocain

Rachida Babzine Paris

Dans un contexte marqué par la multiplication des initiatives humanitaires menées par l’association Tahara pour la toilette rituelle, l’inhumation et le rapatriement des défunts musulmans en France, un dossier lié au transfert du corps d’un jeune Marocain a récemment suscité un vif débat, ce qui devait être une démarche caritative s’est transformé en source de tensions, d’accusations de chantage et de pressions impliquant différents acteurs.

L’affaire, encore en cours de suivi juridique, a poussé une journaliste marocaine à lancer un appel officiel aux autorités marocaines et françaises, affirmant être victime de « menaces, d’intimidations et d’une instrumentalisation d’un dossier humanitaire ».

La journaliste, résidant en France, affirme être la cible de tentatives « d’extorsion et de menaces » en lien avec une affaire humanitaire portant sur le rapatriement du corps d’un jeune membre de la communauté marocaine.

L’association spécialisée dans la prise en charge des rapatriements aurait engagé les démarches nécessaires pour exhumer le corps et le transférer au Maroc, conformément à la demande de la famille du défunt.

Selon les informations fournies par la journaliste, elle aurait documenté l’emplacement de la tombe du jeune homme à travers une vidéo destinée à soutenir sa famille, ce qui a suscité un large élan de solidarité.

Cependant, elle affirme qu’un individu se présentant comme un proche du défunt serait ensuite intervenu pour exploiter l’affaire et collecter de l’argent dans certaines mosquées, utilisant le nom de l’association ainsi que la vidéo montrant la tombe. Cet individu aurait ensuite adressé à la journaliste et au président de l’association des menaces et pressions explicites.

La journaliste ajoute que cet homme aurait tenté de la mettre sous pression à travers un enregistrement audio, prétendument réalisé en présence de l’avocat chargé de l’exhumation, dans lequel elle serait accusée d’avoir tenu des propos offensants à l’égard du consulat du Royaume du Maroc. Elle dément « catégoriquement » ces accusations, affirmant qu’elle a été incitée à tenir de tels propos, ce qu’elle a refusé. Elle précise aussi avoir choisi de ne pas s’impliquer dans des conflits internes liés à une mosquée de la ville d’Argenteuil, estimant que ces différends n’ont aucun lien avec le dossier humanitaire initial.

Considérant qu’elle est victime d’une « tentative manifeste de chantage », la journaliste annonce avoir sollicité l’intervention des autorités marocaines et françaises pour assurer sa protection, dans l’attente du dépôt d’une plainte officielle auprès des instances compétentes afin de permettre l’ouverture d’une enquête sur les circonstances de l’affaire.

Le dossier reste en cours de suivi, alors que la famille du défunt attend la finalisation des procédures légales pour rapatrier sa dépouille au Maroc, dans un climat d’appels à protéger le travail humanitaire de toute forme d’exploitation et à garantir le respect de la dignité des morts ainsi que des droits des familles.

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